Mon Avis sur les Animés Automne 2017

Au-delà du cinéma et des séries, j’aime beaucoup suivre les animés japonais. Etant adolescente, j’étais presque une boulimie et je pouvais suivre au moins une dizaine d’animés par saison. Avec l’âge et le recul, je suis devenue plus difficile sur le choix de mes séries. Je me contente du coup à suivre les animés qui me paraissent le plus intéressant. En général, quand je visionne le premier épisode ça me donne le ton pour continuer ou non. ça peut paraître réducteur mais vu mon temps sur la semaine, il devient difficile de tout concilier. De plus, loin d’être une industrie intouchable, les productions d’animés japonais ne sont pas toutes intéressantes ( étant là pour certaines juste pour promouvoir un jeu vidéo ou remplir le cotât de séries à proposer sur la saison histoire de remplir le cahier des charges) . C’est important donc de pouvoir aussi cerner ce qui se rapproche le plus de ce qui sera divertissant pour nous.

Pour la saison d’Automne 2017, voici sept animés japonais que j’ai suivi ces derniers mois, dont je vais dresser des petites critiques non exhaustives.

(Cliquer sur les titres pour tomber sur un lien streaming pour visionner les animés présentés).

 

Kujira no Kora wa Sajou ni Utau

Les Enfants de la Baleine

Un animé qui m’a tout de suite attirée par son superbe graphisne. Un vrai régal pour les yeux et également pour les oreilles grâce à une OST très travaillée, poétique. Je ne connais pas le manga papier d’origine, c’est donc avec une méconnaissance totale du scénario que je me suis plongée dans cette histoire.

C’est un monde où tout un peuple vit à bord d’une vaisseau qu’est la baleine de glaise et certains sont dotés d’un pouvoir nommé saimia  qui réduit considérablement leur espérance de vie.  Voguant sur des mers de sable, ils sont coupés du monde, aucune île n’est habitée jusqu’au jour où une équipe d’exploration retrouve une jeune fille blessée Lycos appartenant à une tribu inconnue…

Cette série est riche en émotions amenant à beaucoup de thèmes sujets à réflexion : notre rapport à la mort, à l’autorité exercée par l’ancienne génération sur la jeunesse, à nos croyances ou la différence, le pouvoir des émotions humaines autant sur leur versant positif comme négatif/destructeur, qu’est ce qui nous qualifie d’être humain…

Le scénario sait nous surprendre à chaque épisode, n’hésitant pas à prendre risques en faisant mourir certains personnages importants ou attachants pour le spectateur pour mieux se renouveler par la suite. Face à un univers aussi poétique et innocent qu’on nous présente dans les premiers épisodes, on ne peut qu’être transporter par le mystère qu’entoure les saimia, sur le monde presque apocalyptique noyé dans une mer de sable sans fin. Tous les personnages sont très bien exploités, sont attachants. On sort des clichés avec des relations très réalistes entre eux, les différentes romances ne sont pas dans la surenchère , de même que les scènes dramatiques. Les personnages féminins sont également très bien mises en avant, intégrés dans une histoire cohérente. On ne joue pas sur leurs attributs physiques et c’est agréable. Bien que Chakuro nous ai présenté comme le héros de l’histoire, la présence entre les personnages secondaires et principaux est justement dosée à chaque épisode. Chacun aura une scène attribuée pleine de sens, sans tomber dans le fan service ou pour servir un remplissage scénaristique quelconque.

L’univers nous rappelle certains films Ghibli tels que Nausicaä et la vallée du vent de par ses thématiques écologiques et sur les valeurs humaines de liberté, de fraternité entre les peuples. Sans être moralisateur, le récit ne tombe pas dans une manichéisme classique. Les différents rapports conflictuels entre le peuple de la Baleine et le peuple des Apathoias ( des humains dénués de sentiments) nous invitent pas à prendre parti mais bien à réfléchir sur notre position face au monde qui nous entoure. Bien qu’on ne peut être sensible au sort des habitants de la Baleine de Glaise de part le parti pris narratif, tous ne sont pas innocents et même qu’on leur répète souvent qu’ils sont des enfants du péché…qu’est ce que leurs ancêtres cachent-il ?

Même les personnages antagoniques tels que Ryotari se révèlent intéressants et nous pouvons comprendre leurs intentions meurtrières de par leur passé, le milieu dans lequel ils ont évolué.

Mon animé coup de cœur de cette saison  

 

 

Juuni Taisen

Zodiac Wars

Je fus intriguée par le synopsis de ce survival game d’apparence classique où s’affronte des personnages représentant chacun un signe du zodiaque chinois. Le fait d’humaniser ces animaux très connus plongés dans un univers plus sérieux reste intéressant. Le graphisme est plutôt sympa, l’intrigue prenante bien qu’inégale. Le principe de chaque épisode est de raconter  le passé de chaque assassin présent dans le jeu. Bien qu’on puisse s’intéresser à tous d’une certaine manière, certains personnages sont vite expédiés notamment ceux qui meurent les premiers.

Le pire est le traitement des personnages du Serpent et du Dragon qui ont bénéficier d’une mise en valeur sur deux épisodes mais leur histoire est racontée de manière maladroite, le spectateur ne capte aucun intérêt. On a des personnages féminins assez actives qui ne tombent pas dans les clichés ce qui peut paraître surprenant dans ce genre de production. Le fait de faire du personnage du Singe une femme mûre été appréciable : j’avais peur de tomber sur le personnage servant de faire valoir comique et il en ai rien. Le fameux gagnant peut se deviner assez rapidement. Le dernier épisode conclut de manière intelligente le propos, bien que certaines questions sont laissées en suspens : quels sont les fameux organisateurs de survival game annuel ? On peut deviner que ce sont des chefs de gouvernants de plusieurs pays mais qu’est ce qu’on veut faire passer comme message ?

Néanmoins, ce dernier épisode a su  se démarquer par ses thématiques avec la mise en valeur des tourments du gagnant du survival reste dans la continuité de l’ambiance instauré, livrant une morale teintée d’espoir face à un monde de plus en plus enclin à l’individualisme et à la violence. L’intrigue montre de manière intelligente la folie des hommes pour l’argent, le pouvoir, les guerres… mais on reste dans un traitement superficiel ce qui peut frustrer au final. Un animé appréciable, avec des personnages non manichéens. On reste dans un divertissement sympathique mais oubliable sur la forme.

 

 

UQ Holder!

UQ Holder! Mahou Sensei Negima! 2

Depuis le temps qu’on attendait une adaptation animée digne du talent de Ken Akamatsu, je me devais de regarder cette nouvelle série. J’au lu le manga Négima depuis quelques années et je me suis penchée que très récemment sur sa suite non avouée UQ Holder  à l’époque. Au moins, l’animé assume directement son statut de suite et rappelle aux fans nostalgiques dès les premières images du générique tous les ingrédients qui y font le succès de son prédécesseur.  Enfin un graphisme coloré, dynamique et beau ! Moi, qui avait détesté le design de Love Hina et de la première série Negima, je suis comblée de ce côté là ( on y retrouve le fameux premier opening de la série animé Negima ça fait plaisir). On retrouve les archétypes des personnages propres à cet auteur : la tsundere blonde, la brune à grosse poitrine caractériel, la timide attachant sans talent particulier, la ninja qui nourrit un amour non avoué etc.. mais ce qui peut surprendre c’est que je m’attendais pas à ce que le personnage d’Evangeline soit autant mis avant.

Souvent le personnage féminin mystérieux, badass que Akamatsu aime reléguer au second plan, là il lui accorde une place inattendue et ça fait du bien.  Le héros fidèle aux stéréotypes du genre shônem reste attachant à sa manière bien que la voix du Seiyu trop féminine à mon goût ne semble pas trop adapté à ce personnage malgré son jeune âge. Akamastu semble revenir aussi sur ses pas en rajoutant pas mal de fan-service et en mettant de la romance en premier plan, mais de façon cohérente avec l’intrigue. En tant que connaisseur de ses œuvres, les différents clins d’œil à Négima sont sympathiques. Mais en mettant à la place du spectateur lambda, je pense qu’il sera perdue.

Autant le manga papier d’UQ Holder commençait sur une histoire qui pouvait être comprise seule, l’animé ne semble pas vouloir être dans cette optique en s’adressant directement aux fans : certaines scènes sont expédiées, on ne prend pas la peine d’expliquer l’arrivée de certaines personnages, on parle sans arrêt de Negi mais pourquoi le spectateur serait aussi intéressé alors qu’on n’a pas même le droit à un background en amont. Surtout qu’on insiste sur le fait que certains personnages soient coincés dans certains espace-temps bien précis.  Bref, tout ce fouillis ne doit pas une intrigue très construite et on a l’impression d’être dans une longue pub pour le manga papier, des sortes OAV qui adaptent les meilleurs passages de l’intrigue. La fin de cette saison débouche sur des scènes assez maladroites, mais qui donne envie de continuer l’aventure avec des héros attachants. Je peux que vous conseiller de lire le manga papier dans un premier temps pour pouvoir mieux apprécier cette adaptation. Mais j’applaudis quand même le studio J.C Staff peut ce beau travail au niveau du design !

 

Ousama Game

King Game The Animation

Adaptation d’une série de mangas papier très connu dans le milieu du Sensei ( que je n’ai pas eu l’occasion de lire oups), je n’attendais pas grand chose de cet animé. Pour ne pas vous cacher, j’apprécie les intrigues un peu horrifiques, à suspens. On peut avoir de bons mangas comme Erased qui permet aussi de réfléchir, de mettre en valeur la psychologie des personnages. Je pensais donc retrouver une série rafraîchissante sur ce thème. Au final c’est assez mitigé… l’animation pêche à certains moments, l’ambiance sonore est presque inexistante et les personnages sont bâclés dans leur développement psychologique. Evidemment que dans ce genre d’animés, on y retrouve les stéréotypes classiques du genre horreur où la plupart des héros deviennent fous, où mes héroïnes ne servent à rien à part crier ou tomber amoureuse du seul gars courageux de la bande.

Mais vu le propos assez mystérieux autour de l’origine du jeu du Roi je m’attendais à une histoire un peu plus sérieuse. Au final, on assiste à une tuerie entre lycéens sans grand enjeu, où les motivations de chacun ne sont pas détaillées. L’intrigue sert juste d’excuse pour montrer des scènes plus ou moins gores ( tout en censurant avec des plans noirs un peu partout ce qui est assez idiot vu le genre) et faire rire jaune en voyant les réactions des personnages. Même si l’amitié entre certains peuvent émouvoir ainsi que la relation entre Chiemi et Nobuaki, le fait d’avoir énormément de personnages à l’écran fait qu’on ne peut s’attacher à aucun d’entre eux pour vraiment rentrer dans l’histoire. La série animé a adapté ( d’après les commentaires que j’ai lu) les deux séries du manga : l’original par Renda Hitori et sa suite King Game Extreme. De ce fait, on se retrouve avec des épisodes assez brouillons dans leur construction avec des flashbacks à outrance.

De même, l’antagoniste principale Natsuko est tellement ridicule. C’était originale de voir enfin un personnage féminin qui endosse un tel rôle mais pourquoi on a le droit encore à une hystérique avec seule motivation de tuer pour le plaisir presque ? Autant utilisé les flashbacks jusqu’au bout en nous proposant de voir plus son passé au lieu de s’attarder sur Nobuaki, le héros qui est assez fade. On se demande comment face à tant d’horreurs, le héros n’a pas pu être mieux traiter dans sa psychologique : le voir tirailler entre ses idéaux d’entraide et la véritable nature humaine égoïste face à une menace de mort. Nobuaki reste trop lisse, trop « parfait » alors que l’intrigue voulait pousser ses personnages à bout. Je trouve ça dommage et la fin de la série illustre toute les bêtises citées précédemment : l’identité du Roi est révélée en demi-teinte sur fond d’explications un peu foireuses, les dernières morts sont prévisibles et dénudées d’émotions tellement qu’on a vu passer trop de cadavres précédemment. Le spectateur reste frustré d’autant plus que la fin reste ouverte pour une suite potentielle.

Néanmoins, l’opening reste agréable, c’est rafraîchissant d’entendre un peu de musique métal pour ce type de production bien que les japonais sont forts pour mélanger les genres musicaux. De plus, l’histoire m’a suffisamment captée mon attention sur certains épisodes pour me donner envie de lire le manga ; et sûrement visionner sa suite dans une 2nd saison.

 

 

Evil or Live

Un animé un peu à part dans cette liste car c’est un studio nippon-chinois qui l’a crée. Intriguée par ce genre de collaboration et par le synopsis intriguant, je me suis lancée dans le visionnage. Il est clair que cet animé manque d’ambition et de technique. Bien que l’intrigue pose des bases intéressantes, l’animation ne suit pas vraiment à côté. Les dialogues sont pas totalement recherchés. Les personnages sont des archétypes d’eux-mêmes : le trouillard qui va devenir un bad-boy, l’antagoniste au passé sombre, la tsundere qui est une élève parfaite se battant pour une cause noble etc.. on n’est pas vraiment surpris par l’évolution de chacun malgré un pitch de départ osé.

En effet, l’idée que le gouvernement souhaite contrer le mal-être des adolescents accros à internet permettait une analyse intéressante de notre société actuelle ( on peut aussi y voir un parallèle avec la série Prison School avec le personnage du proviseur qui aime fouetter ses surveillants.. ). Cependant, le manque d’ambition du studio se fait sentir et on n’a qu’un traitement de surface des nombreux thématiques qu’on aurait pu aborder. On n’a aucune sympathique pour les personnages ( c’est peut-être voulu ?) et donc les péripéties s’enchaînent sans qu’on se sente concerner. Sur 12 épisodes au total, on a même le droit à un épisode récap.. à croire qu’on avait besoin d’un temps supplémentaire afin de finir l’histoire par manque d’idée.

On sent que l’intention était louable à travers cette série en jouant sur un aspect comédie proche du shônem ( même si certaines blagues sont limites surtout concernant la gente féminine…) et un suspense amenant une tension bienvenue pour mieux décrire les dérives des comportements des adultes voulant le contrôle d’une jeunesse dénuée de modèle, de buts dans leur existence. Dommage que la réalisation globale ne suive pas.

 

Code:Realize: Guardian of Rebirth

Adaptation d’un Otome Game ( sorte de jeu harem où l’héroïne se retrouve courtiser par plusieurs prétendants) à succès au Japon, je fus tout de suite attirer par le style steampunk des teasers. Je suis pas fan à l’origine de ce type d’animé mais le graphisme ainsi que la bande son m’a tout de suite plu. De plus, les noms des personnes évoquant les figures marquantes de la littérature fantastique et policière occidentales sont assez appréciables donnant un background original à l’ensemble.

Au final, un résultat en demie-teinte mais la série se regarde sans prise de tête. Les personnages masculins sont assez respectueux de l’héroïne et ça fait quand même plaisir de voir qu’aucun est un pervers ou un Christian Gray en puissance. On a aussi une vraie histoire osant aborder un certain discours philosophique sur la notion de l’humanité à travers le personnage de Cardia et Finis, les conséquences de la montée des hautes technologiques,  ou encore les ficelles que mettent en place des gouvernements pour contrôler les populations. Enfin, le traitement de ces sujets reste superficiel mais cela donne une épaisseur, du mystère au spectateur pour connaître les origines de Cardia et qui s’attachera forcément à elle. Cardia a au moins le mérite d’être une héroïne moins passive que dans ce genre de série mais elle reste majoritairement une demoiselle en détresse.

Certains prétendants sont laissés trop à l’écart et ont très peu d’interaction avec elle. Evidemment, quand un visual novel est adapté, les scénaristes doivent faire des choix et ici, on décidé de dédier la romance au couple Lupin/ Cardia ( ce n’est pas un spoiler on nous le montre clairement dès l’opening ^^’). Mais, on se demande alors à quoi sert les autres personnages à part tenir la chandelle ? Même dans le déroulement des événements j’aurai voulu qu’on leur laisse plus de temps à l’écran. Lupin pourrait très bien se passer d’eux car il effectue quasi toutes les actions héroïques. Sur 12 épisodes, la série tente bien que mal à introduire le passé de chaque personnage mais tout est tellement expédié qu’on en ressort frustrer. J’appréciais particulièrement  Van Helsing de part son chara design et sa psychologie. Malheureusement avec Saint-Germain, ce sont les deux héros les moins exploités de la série… et donc apporte très peu de choses à l’intrigue malgré leurs deux épisodes d’exposition qui mettent en lumière leurs motivations. La fin est trop expéditive également : le dénouement semi-tragique est très mal amené, les antagonistes arrêtent les attaques soudainement sans raison apparente. J’ai l’impression que ça vend juste le visual novel pour mieux comprendre tous les aboutissements de l’histoire.

Si vous cherchez un petit animé romantique sous fond de cadre Londonien c’est pour vous. La romance est très bien menée et crédible. L’esthétisme générale et la bande son très travaillée donnent un bon cachet à l’ensemble.

 

Houseki no Kuni

L’ère des Cristaux

Adaptée du manga de Haruko Ichikawa, la série est réalisée au sein du studio Orange. La première originalité de cette oeuvre c’est qu’elle est entièrement réalisée en 3D CGI, un choix qui peut surprendre.  J’avais très peur de ne pas accrocher dès le premier épisode de par son graphisme hors du commun. Je sais que je peux vite décrocher d’une oeuvre animée si le design ne me parle pas.

De par son ton aussi bien que son thème, L’ère des Cristaux ressemble à un conte philosophique dans un futur lointain. L’histoire prend place dans notre monde après l’extinction des humains. 28 gemmes vivent sur la planète, elles sont pourchassées par des êtres venant des lunes qui en veulent à leur parure précieuse. Phos, notre héros, n’a pas de rôle au sein de la société des cristaux. Trop fragile pour faire la guerre, il est aussi fainéant et maladroit. Mais, il aimerait trouver un sens à sa vie, se rendre utile. Pour cela, maître Vajra lui confie la rédaction d’une histoire celle de son peuple afin de tenir compte des événements à venir. Petit à petit, il lèvera le voile sur les mystères qui planent dans ce monde fantaisiste. L’intrigue posant ainsi les bases d’une mythologie originale, on ne peut qu’être fasciner autour du mystère qui entoure la naissance de ces gemmes et la motivation des antagonistes. Surtout que l’ensemble des 12 épisodes prend soin de laisser le spectateur forger sa propre opinion sur le sujet en semer quelques indices. Le fait que ce sont des êtres asexués ne fait que rajouter un autre niveau d’analyse très prenant. On peut se demander si ce sont des garçons ou des filles, ou les genrer en fonction du minéral lié.

Pour peu qu’on se prenne au jeu, c’est une série très émouvante. Elle aborde des thèmes forts que l’on peut tous ressentir avec une certaine poésie. L’intrigue ose  aborder de front la question religieuse en donnant au bouddhisme une place importante au sein de l’histoire. De même, la psychologie des personnages est travaillée : derrière chaque personnage en apparence stéréotypé se cache des failles intéressantes. Plus l’intrigue avance, et plus on s’attache à eux en les découvrant en profondeur. Les différentes relations permettent d’aborder habilement les sentiments humaines. Parmi ces forts liens, il y a celui qu’entretient Cinabre avec Phos. Le cristal émettant du poison s’isole, et rode la nuit. Une tâche inutile car jamais les séléniens n’ont attaqué dans l’obscurité. En réalité, s’il se met à l’écart, c’est pour ne pas déranger les autres, pour ne pas les blesser. Phos, qui entrevoit cette solitude, se met donc en tête de lui trouver un nouveau rôle.

Bref, je ne peux que vous conseiller cet animé qui nous offre une intrigue ficelée et un graphisme audacieux et sympathique ! L’occasion de prolonger le plaisir en s’attaquant à la version papier pour l’occasion.

 

 

Net-juu no Susume

Recommendation of the Wonderful Virtual Life

Cet animé apporte un vrai de fraîcheur dans le genre Slice-Life avec des personnages matures, intelligents et plein de charisme. Ici, pas de stéréotypes, juste une histoire d’amour/amitié honnête tout apportant un regard critique et comique sur nos relations entretenues sur les réseaux sociaux/jeux en ligne. On tombe pas dans une morale sévère sur ce sujet, et on ne juge pas non plus ces héros. L’animation est agréable mettant bien en valeur les différences et les similitudes entre le réel et le virtuel dans ses rapports à l’espace. Pour une fois, c’est une héroïne qui endosse le rôle de l’hikikomori   et c’est le garçon qui sera le porte parole d’une réalité pas si déprimante qu’elle ne le pense. Déconnectée du monde réel, elle a trouvé refuge dans le monde d’un jeu vidéo en ligne, le seul endroit où elle se sent bien en incarnant un séduisant jeune homme nommé Hayashi. L’intrigue permet sous une atmosphère légère abordée de multiples soucis de société : la place des femmes dans le monde du travail, l’attitude des nerfs face à des avatars féminins, le rapport aux genres etc. Je m’attendais pas à ce qu’un animé en apparence si léger puisse autant aborder de thèmes avec humour et autodérision.  Le seul petit défaut  serait que les personnages secondaires ne sont pas assez représentées notamment Lilac. Du fait que la saison dure 10 épisodes au lieu de 12 habituellement on se sent un peu frustré. Il y avait un moyen d’approfondir les autres personnages.

La bande son est presque inexistante, dommage. Mais la fin détonne un peu, elle pourrait surprendre. On peut espérer une saison 2 ? Car les personnages sont vraiment attachants et on voudrait les voir encore évoluer ! Un  bon animé avec de bons messages.

 

Petit Bonus

Shokugeki no Souma: San no Sara

Food Wars Saison 3

C’est avec impatience que je voulais retrouver Yukihira Sôma et toute sa bande d’amis cuisiniers pour une nouvelle tournée. Ayant suivi les saisons précédentes, je ne pouvais qu’être présente au rendez-vous, étant l’un de mes mangas shônem préférés de ces derniers mois. Je vous invite à lire ci-contre ma critique plus complète sur la saison 1 et 2 de Food Wars que j’ai publié sur le site Error404.fr à l’époque.

La nouvelle saison reste tout fidèle autant au manga papier autant dans l’esprit que dans le design, que les précédentes. Bien que certaines scènes soient raccourcies au profit du rythme qu’imcombe un épisode, le scénario reste toujours accrocheur. Alors que dans les deux premières saison, le fan-service était assez omniprésent ; ici il est plus assagie. Les duels culinaires sont toujours de haut niveau. On garde les ingrédients du succès intacts : l’animation au top pour mettre en valeur la beauté des plats, des explications non pompeuses et pédagogique sur les recettes présentées et un mélange de genre comédie-action bien dosé. Les relations entre les personnages sont toujours très bien développées, et chacun est aussi bien mis en valeur que le héros Sôma. L’apparition du père de Erina la principale héroïne de la série, Azami Nakiri rajoute un piment non négligeable à l’intrigue. Food Wars prend alors une tournure sérieuse inattendue et une réflexion assez poussée  sur la notion de l’élite. Qu’est ce qui peut décider de qui peut ou ne peut pas devenir un cuisinier ? Qui pose les règles d’une bonne ou mauvaise cuisine ? Le rapport au pouvoir, à la norme est ici très fort et va permettre de mettre en lumières ces élèves brillant peu par leurs talents mais qui ont la passion pour la cuisine. Je ne vous conseille que trop de commencer ou continuer à suivre cette série !

 

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J’espère que ce premier cru vous aura plu ! Je vous retrouve pour un prochain débriefing pour la saison d’hiver 2018.

Et vous ? Quels ont été les derniers animés que vous avez visionner ?

 

 

 

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